Carré noir


de  Harry Bellet

Roman

Robert Laffont


Avec ces nouvelles aventures de Sam Adams, double fictif et complice de son auteur, Harry Bellet impose sa voix, son style, son univers dans le genre du polar d’atmosphère.


Dix-huit mois après le scandale de L’affaire Dreyer…
Licencié par la Floyd, la compagnie d’assurances qui l’employait, obligé de se faire oublier (parce qu’il a tenté de tuer l’actuel maire de New York, qu’il a laissé handicapé à vie dans un fauteuil roulant), Sam Adams emmène la commissaire Marie Coddaccioni en vacances amoureuses chez son vieux complice le peintre Gérard Fromanger, en Toscane.
Le même jour…
À Moscou, un journaliste, ami de Sam, est assassiné. À Londres, Oleg Bratskov, un de ces hommes d’affaires russes de calibre international à la fortune colossale plus que douteuse, kidnappe une artiste anglaise en vue, spécialiste d’un nouveau genre artistique, « l’audit esthétique » – et, elle aussi, amie de Sam. Et à Sienne, Sam et Marie échappent à une fusillade qui met à feu et à sang la propriété du ministre de l’Intérieur allemand, voisin de leur hôte…
Tout ça à cause du Carré noir de Malevitch, œuvre majeure du patrimoine russe, a priori incessible à des acheteurs privés et pourtant mystérieusement disparue de la Tretiakov, le musée de Moscou où l’on peut normalement la contempler.
Et à cause d’Adhemar Thibodeaux. Récemment élu maire de New York, le tout-puissant magnat se soucie comme d’une guigne des patrimoines nationaux. Il veut ce tableau – au moins autant qu’il veut coincer Sam, ce « satané Frenchie » qui lui met des bâtons dans les roues depuis trop longtemps et fait peser sur lui la pire menace pour un homme politique américain : révéler au grand jour ses liens politico-économiques avec le régime de Téhéran...
Par ses accointances avec les milieux de l’art moscovite, Oleg Bratskov peut fournir le tableau à son alter ego américain. Il peut aussi l’aider à capturer Sam en lançant à ses trousses tout ce que l’internationale de la mafia emploie de nervis autour de la Méditerranée.
Mais l’ancien lieutenant des forces spéciales à Beyrouth n’est pas né de la dernière pluie. De planque en planque, il parvient à échapper à ses ennemis sans même renoncer tout à fait au train de vie d’esthète éclairé qui fit sa réputation, du temps où il était assureur d’art.
Ne reste plus alors qu’à attirer Sam dans un piège – la datcha de Bratskov, à quelques kilomètres de Moscou, où le milliardaire cache le Carré noir et retient son otage. Nul doute que notre héros (c’est son côté preux chevalier) y foncera tête baissée pour délivrer la jolie Anglaise qu’il a bien involontairement fourrée dans ce pétrin…



Biographie
Historien d’art de formation, journaliste au Monde, Harry Bellet est l’auteur d’un essai publié chez NiL en 2001, Le marché de l’art s’écroule demain à 18 h 30. L’Affaire Dreyer, son premier roman (NiL, 2004, sélection du Grand Prix des lectrices de Elle), paraît chez Pocket en même temps que Carré noir – dont Floc’h signe la couverture – chez Laffont.

Caractéristiques :
Parution : 19 février 2007
Format : 135 x 215 mm, 324 pages, 20 €
ISBN : 978-2-221-10866-6

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