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| ATHENA |
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John BANVILLE
Traduit par Michéle LEVY BRAM
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Mi-conte philosophique, mi-polar, un jeu littéraire brillant sur la confusion de la vie et de l'art.
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Condamné pour avoir tué une femme, Morrow, historien de l'art, vient de sortir de prison. Il accepte d'authentifier huit tableaux de maître probablement mal acquis pour un homme dont il ne sait rien. Dans la maison qui les abrite, Morrow, qui rappelle étrangement le Freddie Montgomery du Livre des aveux et du Monde d'or, rencontre une mystérieuse femme brune, A., avec qui il vit une passion violente. Aussi violente que les scènes mythologiques des tableaux, représentant un désir meurtrier. Morrow nous décrit les toiles avec le brio d'un historien de l'art, mais l'enjeu est ailleurs, inquiétant : A. disparaît dès que Morrow n'est plus seul, comme si elle jaillissait de la toile pour se jouer de lui ; dans la maison règne la même menace angoissante que sur les personnages peints. Une menace lourde comme la faute passée de Morrow. A. est-elle réelle ou le fruit de l'imagination de Morrow? L'aimée ne serait-elle qu'un mythe entretenu par la peinture...? Et qu'en est-il de la menace que ressent Morrow? Impression d'amateur d'art? Expression de son sentiment de culpabilité? La vie et l'art, la vérité et le mensonge se mêlent et se confondent, comme dessinés au lavis, plaçant Morrow face à lui-même. Parviendra-t-il à se réinventer par l'art?
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| John Banville est né à Wexford, en Irlande, en 1945, et vit à Dublin. Depuis ses débuts, l'œuvre de cet « orfèvre des mots » a été récompensée par de nombreux grands prix littéraires. Il est l'auteur de quatorze romans, dont Éclipse (2002), Impostures (2003) et Athéna (2005), parus chez Robert Laffont, dans la collection « Pavillons ». Sous le pseudonyme de Benjamin Black, il écrit également des romans noirs (Les Disparus de Dublin, NiL éditions, 2009), dont le prochain, Le Cygne d'argent, sort simultanément. |
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