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Moi, Charlotte Simmons
Bernard Cohen (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 11/06/2015
Éditeurs :
Robert Laffont

Moi, Charlotte Simmons

Bernard Cohen (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 11/06/2015

Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine,...

Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite,...

Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite, elle découvre avec désarroi que ce temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l'alcool et des ambitions mesquines. Candide et pleine d'illusions, la petite provinciale n'en maîtrise guère les règles. Le tourbillon de sa première année va se charger de la déniaiser. Charlotte Simmons apprend vite : elle n'est pas tout à fait la blanche colombe qu'elle croyait être...
Avec cette satire cinglante qui est aussi un magnifique roman d'apprentissage, Tom Wolfe nous offre ses Illusions perdues et le grand roman de la vie étudiante made in America.
«Foisonnant, intelligent, passionnant et jubilatoire.» Time

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EAN : 9782221138304
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
EAN : 9782221138304
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Brice_B 04/03/2024
    Critique publiée initialement sur le site Critiques Libres (2006) Moi, Charlotte Simmons. Non non, ce n’est pas le titre, c’est une affirmation. C’est moi, Charlotte Simmons. Je suis l’héroïne de ce livre ! Cette fille venue du fond des États-Unis, qui a connu la réussite scolaire locale et qui a obtenue une bourse d’études pour une des plus prestigieuses universités américaines. Charlotte Simmons, c’est mon Surmoi, c’est mes valeurs morales, c’est mon innocence, c’est mon refus de me plier aux amusements des autres, c’est mon regard dédaigneux sur l’immaturité collective. Je suis Charlotte Simmons. Alors forcément, comment ne pas aimer un bouquin quand on s’identifie à l’héroïne, au point que même notre “première fois” n’avait rien de plus glorieuse l’une que l’autre. Mais je ne porte pas de robes, il est vrai. Charlotte Simmons, c’est un gentil “teen-movie”, une comédie romantique américaine, avec une fille belle et intelligente, qui sort avec le capitaine de l’équipe de foot un joueur “star” de basket, qui croit qu’elle est coooool parce qu’elle se fait baiser par une demi-célébrité qui se fait passer pour le mec parfait, qui n’arrive pas à aimer l’intellectuel binoclard et chétif qui tuerait pour l’épouser, et qui, in fine, termine la course du lecteur dans une savante création littéraire, seule originalité de cette affaire : un sportif intelligent. Bah ouais, plutôt que de maintenir un suspens sans fin sur “lequel va-t-elle choisir”, Wolfe s’emmerde pas, il crée l’intermédiaire. Et ça, c’est du 100% Charlotte Simmons. J’en sais quelque chose, c’est Moi, Charlotte Simmons ! Critique publiée initialement sur le site Critiques Libres (2006) Moi, Charlotte Simmons. Non non, ce n’est pas le titre, c’est une affirmation. C’est moi, Charlotte Simmons. Je suis l’héroïne de ce livre ! Cette fille venue du fond des États-Unis, qui a connu la réussite scolaire locale et qui a obtenue une bourse d’études pour une des plus prestigieuses universités américaines. Charlotte Simmons, c’est mon Surmoi, c’est mes valeurs morales, c’est mon innocence, c’est mon refus de me plier aux amusements des autres, c’est mon regard dédaigneux sur l’immaturité collective. Je suis Charlotte Simmons. Alors forcément, comment ne pas aimer un bouquin quand on s’identifie à l’héroïne, au point que même notre “première fois” n’avait rien de plus glorieuse l’une que l’autre. Mais je ne porte pas de robes, il est vrai. Charlotte Simmons, c’est un gentil “teen-movie”, une comédie romantique américaine, avec une fille belle et intelligente, qui sort avec le capitaine de l’équipe de foot un joueur “star” de basket, qui croit qu’elle est coooool parce qu’elle se fait baiser par une demi-célébrité qui se fait passer pour le mec parfait, qui n’arrive pas à aimer l’intellectuel binoclard et chétif qui tuerait pour l’épouser, et qui, in fine, termine la course...
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  • lebelier 24/10/2023
    Élève méritante et pure jeune fille originaire de Sparta en Caroline du Nord, Charlotte Simmons va intégrer la prestigieuse université «Dupont», un nom fictif imaginé d'après plusieurs universités américaines renommées du genre Princeton, Stanford, Harvard etc. Elle compte ne pas décevoir sa famille et en premier lieu sa mère et sa professeure, Miss Pennington qui a poussé Charlotte à intégrer la fameuse faculté. Elle déchante bien vite en découvrant d'abord sa camarade de chambre riche, snob, obsédée et alcoolique qui ne passe aucune soirée à étudier. Puis ce sont les douches et toilettes mixtes où elle doit subir les grossièretés des garçons à peine sortis de l'adolescence. Il y a aussi ce langage « fuck » qui sort de leurs bouches à tout propos. Les autres filles la snobent aussi à cause de son look de péquenaude et sa modeste bourse, elle ne pourra pas intégrer les fameuses sororités. Elle sort bien une fois ou deux avec Mimi et Bettina, tout aussi paumées qu'elle mais tout aussi vipères que les autres. Les garçons quant à eux sont représentés par trois personnages : le beau gosse riche et égoïste en la personne de Hoyt Thorpe, l'intellectuel, Adam Gellin, qui lutte pour des causes et dénonce les scandales dans le journal de l'université tout en étant tuteur et aide du troisième larron, Jojo Johanssen, basketteur blanc de son état au milieu d'un sport dominé par les Noirs. Jojo, comme Charlotte va évoluer car Charlotte lui reproche d'avoir, dans le premier cours de français sur le Madame Bovary de Flaubert dispensé en anglais (ce qu'elle trouve scandaleux), évité de dire une idée juste et joué à l'imbécile pour ne pas perdre la face devant ses coéquipiers qui se moquaient de lui. De fait, il est mal vu de passer pour un intello dans ce monde où tout n'est qu'apparence et faux-semblants. Hoyt Thorpe, personnage central, détestable fils à papa de quatrième année fera évoluer Charlotte lors d'une « soirée habillée » dans un grand hôtel de Washington. Hoyt Thorpe mène grand train et parade devant ses congénères. Il est aussi populaire pour avoir surpris un possible futur président des USA en fâcheuse posture dans le campus de Dupont et avoir proprement cassé la figure à son garde du corps. Ce sera une lame à double tranchant. Elle en concevra de l'amertume et sera déprimée voyant ses rêves romantiques anéantis. Adam, amoureux de Charlotte sans réciprocité, l'aidera à s'en sortir et elle lui rendra la pareille quand il sera accusé de plagiat par le professeur de Jojo, inflexible personnage haïssant les sportifs. On sait combien les universités tiennent à leur prestige grâce aux rencontres sportives qui rapportent l'argent des sponsors. Ici il y a le basket et les joueurs de crosse, de hockey, je suppose. Quant à Jojo, il évoluera parallèlement à Charlotte qui, en lui reprochant sa désinvolture dans ce fameux cours de français, se lancera dans la philosophie si bien que son coach et ses camarades l'appelleront « Socrate ». Tous ces personnages, il faut l'avouer sont un peu caricaturaux et je ne connais pas assez les universités américaines pour savoir s'il se passe de telles orgies et de telles beuveries. Toujours est-il que ceux qui s'en sortent sont ceux qui ne s'en laissent pas compter, gardent les pieds sur terre. Jojo Johanssen n'est pas le basketteur primaire et illettré qu'on croit et Charlotte peut être vite pénible avec ses atermoiements larmoyants mais l'ensemble se lit agréablement et vite malgré ses 1008 pages. Les références à la littérature française et notamment à Madame Bovary de Flaubert et aux illusions perdues De Balzac prennent tout leur sens à travers Charlotte atteint d'un bovarisme intellectuel et romantique et qui perd ses illusions en rentrant pour la première fois à Sparta où elle retrouve le lourdaud du lycée finalement presque moins vulgaire et stupide que les garçons du groupe de Hoyt. Ces jeunes gens quels qu'ils soient font leur expérience de la vie. « Qu'est-ce qui n'allait pas chez ces garçons ? Ils étaient assez riches pour payer leurs études et appartenir à une fraternité huppée, en plus ; il devaient être intelligents puisqu'ils avaient été acceptés à Dupont et pourtant ils n'étaient guère différents des crétins de son lycée provincial. » Roman d'apprentissage, triste constat sur les élites des USA même si Tom Wolfe force le trait, le roman n'est malheureusement pas aidé par sa traduction française. En effet, pourquoi ne jamais traduire le mot « fuck » ? On a un vocabulaire assez vaste en français pour l'accommoder à toutes circonstances. de même , certaines phrases sentent bon l'anglicisme : doit-on parler par exemple d'une couleur « révoltante » ? (Revolting = dégoûtant, écœurant) ; doit-on traduire l'expression courante « I can't wait » par « je ne peux pas attendre » au lieu de « j'ai hâte de… » ou tout simplement « vivement » ; le juron « Jesus Christ » en anglais équivaut à peu près à notre « nom de dieu » et non à « Jésus Christ ! » et le pompon : avoir traduit « billions » par « billions » et non « milliards » ! Élève méritante et pure jeune fille originaire de Sparta en Caroline du Nord, Charlotte Simmons va intégrer la prestigieuse université «Dupont», un nom fictif imaginé d'après plusieurs universités américaines renommées du genre Princeton, Stanford, Harvard etc. Elle compte ne pas décevoir sa famille et en premier lieu sa mère et sa professeure, Miss Pennington qui a poussé Charlotte à intégrer la fameuse faculté. Elle déchante bien vite en découvrant d'abord sa camarade de chambre riche, snob, obsédée et alcoolique qui ne passe aucune soirée à étudier. Puis ce sont les douches et toilettes mixtes où elle doit subir les grossièretés des garçons à peine sortis de l'adolescence. Il y a aussi ce langage « fuck » qui sort de leurs bouches à tout propos. Les autres filles la snobent aussi à cause de son look de péquenaude et sa modeste bourse, elle ne pourra pas intégrer les fameuses sororités. Elle sort bien une fois ou deux avec Mimi et Bettina, tout aussi paumées qu'elle mais tout aussi vipères que les autres. Les garçons quant à eux sont représentés par trois personnages : le beau gosse riche et égoïste en la personne de Hoyt Thorpe, l'intellectuel, Adam Gellin, qui lutte pour des...
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  • Takalirsa 23/09/2023
    C’est une relecture que je voulais faire depuis un moment. Pourtant, c’est un roman de la désillusion. La désillusion d’une élève brillante qui se rend compte que les étudiants de la prestigieuse université où elle a été admise ne s’intéressent qu’à l’alcool et au sexe. Une université américaine où les sportifs sont plus adulés que les intellectuels. Jojo le basketteur sera ridiculisé pour avoir voulu étudier Socrate et la littérature française dans la langue d’origine. Adam Gellin, journaliste en herbe, percera grâce à un scoop scabreux sur le gouverneur de Californie. Mais la plus grande désillusion, la plus douloureuse, c’est quand on se déçoit soi-même. Charlotte, qui se pensait au-dessus des autres avec son QI et sa virginité préservée, se laissera emporter par la débauche ambiante et le playboy du campus. Au final, elle ne vaut pas mieux que ses congénères : prête à tout pour être populaire. C’est humain, après tout. Encore faut-il oser se l’avouer… Il n’y a rien de pire que de se mentir à soi-même.
  • Romain28 03/09/2023
    A quoi reconnait-on un écrivain de droite quand il décrit la violence entre classes sociales ? A ce qu'il s'en délecte sans qu'à aucun moment il ne lui soit donné une traduction politique. C'est ce qu'opère de manière toutefois absolument jubilatoire ce livre. "Moi Charlotte Simmons" , c'est en substance : Becassine intègre une fac prestigieuse. Car si en bon Républicain Tom Wolfe dans cet instantané d'un certain monde universitaire américain, raille et ridiculise de manière hilarante et avec une certaine maestria tout ce qui constitue l'ossature de la société Démocrate : débridation des mœurs, fausse bonne conscience morale, entre-soi social, il s'applique avec une certaine cruauté à se réjouir également des mésaventures - sur le campus de toutes les dépravations - de son héroïne, produit méritocratique d'une ruralité bigote et fruste du vieux sud confédéré. Ce tir de barrage par ailleurs, malgré son absence logique et prévisible de débouché politique, impressionne néanmoins par l'acuité , la finesse sociologique de son observation des différentes catégories de personnages. Pour autant la limite de la portée d'un tel livre pour ce qui me concerne si brillant soit-il , est que derrière la dénonciation de l'avachissement culturel du monde étudiant au profit d'une lutte des places promises à une élite affairiste, se profile clairement le petit refrain décliniste réactionnaire habituel corrélant de manière insidieuse , la perte du prestige culturel universitaire à la démocratisation de l'accès à l'enseignement pour les classes populaires qui d'une manière ou d'une autre, ici, n'auraient pas leur place , pas d'avantage que celle témoin de l'émergence des revendications minoritaires jetées démagogiquement dans le meme sac que les orgies libertariennes d'une upper-class sans âme. A quoi reconnait-on un écrivain de droite quand il décrit la violence entre classes sociales ? A ce qu'il s'en délecte sans qu'à aucun moment il ne lui soit donné une traduction politique. C'est ce qu'opère de manière toutefois absolument jubilatoire ce livre. "Moi Charlotte Simmons" , c'est en substance : Becassine intègre une fac prestigieuse. Car si en bon Républicain Tom Wolfe dans cet instantané d'un certain monde universitaire américain, raille et ridiculise de manière hilarante et avec une certaine maestria tout ce qui constitue l'ossature de la société Démocrate : débridation des mœurs, fausse bonne conscience morale, entre-soi social, il s'applique avec une certaine cruauté à se réjouir également des mésaventures - sur le campus de toutes les dépravations - de son héroïne, produit méritocratique d'une ruralité bigote et fruste du vieux sud confédéré. Ce tir de barrage par ailleurs, malgré son absence logique et prévisible de débouché politique, impressionne néanmoins par l'acuité , la finesse sociologique de son observation des différentes catégories de personnages. Pour autant la limite de la portée d'un tel livre pour ce qui me concerne si brillant soit-il...
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  • Goeland2 31/03/2023
    Charlotte Simmons, fille aînée d’une famille pauvre, honnête, travailleuse, pieuse, issue d’une bourgade de l’ouest de la Caroline du nord, en désindustrialisation, Sparta, comté d’Alleghany, derrière les crêtes des montagnes bleues. Brillante lycéenne, soutenue par sa professeure de français, Miss Pernington, vieille fille laide toute dévouée à la gloire de Charlotte. Premier prix de tous les concours, CS obtient une bourse pour étudier à la Mecque des universités, Dupont. Son installation à Dupont provoque des chocs culturels avec : Beverly, sa voisine de chambre, une fille à papa snob et fêtarde ; Hoyt, un étudiant de 4ème année, beau gosse, leader, qui la fascine et l’attire à Washington où, l’ayant fait boire, il lui prend sa virginité puis l’ostracise. Jojo Johansen, le basketteur vedette, fasciné par le savoir et la franchise de CS, curieux d’apprendre malgré la désapprobation de son milieu sportif et de son entraîneur ; Adam, le puceau, militant, pilier du journal universitaire, épris de Charlotte, qui va l’aider à se relever de sa dépression post Hoyt sans réussir à la conquérir. Un choc culturel, une lutte des classes, une immersion dans le monde des grandes universités américaines, ses codes, ses snobismes, ses dépravations, son cynisme. Un livre passionnant, Chef d’œuvre.
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