LUCIDES LUCIDES
Ron BASS
Adrienne STOLTZ
« Le premier roman de Ron Bass et d'Adrienne Stoltz nous conte l'histoire de deux filles : Maggie, jeune actrice prometteuse à New York, et Sloane, première de la classe habitant à Mystic dans le Connecticut. Lorsque Maggie n'est pas sur un plateau de tournage, elle essaye de limiter les dégâts causés par son irresponsable de mère en s'occupant de sa petite soeur Jade. Pendant ce temps, Sloane mène une vie beaucoup plus rangée, entourée de ses bons amis, de ses parents aimants et de son adorable petit frère. En surface, ces deux filles n'ont vraiment aucun point commun.
Sauf que, chaque nuit, elles rêvent l'une de l'autre. Lorsque Maggie va se coucher, la journée de Sloane débute, et réciproquement. Aucune des deux ne contrôle l'autre, mais chacune a conscience de la moindre pensée, de la moindre émotion et interaction de son alter ego. Maggie n'a parlé de ses rêves qu'à une seule personne : la psychiatre qui la suit et dont l'inquiétude à propos du bien-être de Maggie ne cesse de croître. Sloane, quant à elle, ne s'en est ouverte à personne. À mesure que les deux filles s'interrogent sur leur propre réalité – et sur la nature même de cette réalité – leurs vies deviennent inextricablement liées jusqu'à ce qu'il devienne clair qu'une des deux va devoir lâcher... sous peine de les faire sombrer ensemble dans la folie.
Lucide n'est pas un roman facile à commenter, le plaisir de lecture provenant avant tout du fait d'essayer de comprendre ce qui s'y trame réellement (cf Inception et Shutter Island). Lucide diffère néanmoins de ces deux exemples, dans le sens ou la découverte de la réponse aux multiples questions soulevées – les deux héroïnes sont-elles réelles, et si non, laquelle rêve l'autre ? – n'enlèvera rien, bien au contraire, au plaisir d'une relecture.
De fait, comme dans les films Usual Suspects et Le sixième sens, le plaisir n'en sera que plus fort. Mais je ne serai pas celle qui vous spoilera la fin. Je me contenterai de dire que c'est un livre qui se prête à merveille à un débat de groupe... »Leila Roy, Kirkus Reviews 22/10/0012